MotoGP 20

Par le dans Tous les tests, 2 en plus

Milestone réitère sa licence MotoGP pour les fans de simulation sportives à deux roues. Le millésime 2020, sortie à la date initiale malgré la crise sanitaire mondiale, propose sur le papier une IA encore plus développée, une gestion des pneus et de carburant en course ainsi que le retour du mode carrière. Mais que vaut le contenu de cet opus ? Est-ce que les Italiens réussissent à maîtriser le moteur Unreal Engine 4 aussi bien que nous maîtrisons leurs bécanes ? Voici mon avis sur cet opus.

La saison commence, sur console

Avec le Covid-19 qui touche toute la planète ainsi que tout rassemblement sportif, MotoGP 20 se trouve être la seule et unique compétition officielle dans la catégorie Grand-Prix MotoGP disponible sur nos écrans pour le moment. Les livrées 2020 sont à jour, avec par exemple les nouvelles couleurs de Suzuki, les modèles 2020 des motos, même Joan Zarco a pris ses quartiers chez Ducati à contrario de KTM l’an passé. Pour les connaisseurs, les fans de Marc Marquez pourront jouer à présent avec son frère fraîchement arrivé au sein de l’équipe Repsol Honda pour cette saison 2020, avant de le voir courir en vrai !


Le titre nous propose pas moins de quatre catégories de courses, les 500cc, Moto3, Moto2 et pour finir MotoGP évidemment. À cela se rajoutent un mode historique et le retour du mode carrière. Les vingt pistes goudronnées de la saison sont intégrées avec l’arrivée du circuit KymiRing pour le Grand Prix de Finlande. On fait chauffer les gommes dans plusieurs modes de jeux, des courses rapides, de championnats et des courses contre la montre. À cela, on rajoute le mode multijoueur qui ne possède aucune fonction pour jouer à deux, sur le même écran.

Reste à parler du retour du mode carrière, qui consiste à nous challenger autant en matière de pilote qu’en manager d’écurie. Une réussite qui vous donnera sans aucun doute quelques sueurs froides avant, après et pendant les courses. Une nouveauté complétée par une gestion des pneumatiques et du carburant ainsi qu’une intelligence artificielle améliorée au doux nom d’ANNA.

Le mode carrière reflète le dur labeur des managers. Négocier des contrats, recruter des pilotes hors-pairs, mais aussi investir dans la Recherche & le Développement pour obtenir une machine franchissant les lignes d’arrivée et gagner de l’argent pour conclure ce tout. Non sans mal, il nous faut faire des compromis à chaque instant pour grimper petit à petit les échelons qui nous séparent de la finale MotoGP. Meilleure moto ou meilleur pilote, meilleur moteur ou meilleure suspension ? Une affaire de choix régi par notre staff alloué aux tâches et aux sommes d’argent engagé dans quatre secteurs : moteur, cadre, aérodynamisme et électronique.

Si on met les gaz, gaffe à la panne

La première heure de jeu, je m’initie sur un championnat MotoGP, grosse erreur ! Peu habitué aux genres simulation (quatre ou deux roues) je passe plus de temps à relever ma moto qu’à la piloter. Chaque virage doit être abordé à une vitesse raisonnable pour éviter un hors-piste ou s’écarter de notre trajectoire à cause de la force centrifuge. Malgré le fun de quelques accidents, je me dis que commencer en Moto3 et ses 250cc est le mieux pour apprendre les rudiments du titre, la souplesse et son ANNA. Au fil des tours j’apprivoise la mécanique, je fais transpirer de temps à autre les pilotes qui osent prendre des initiatives risquées, voire parfois hasardeuses, commettant donc des erreurs. Un comportement que je félicite pour une IA, les Italiens nous donnent un plaisir certain à défier ses pilotes qui ne suivent pas un sillon et osent attaquer. La gestion des pneus et du carburant ne dépend que de votre bon vouloir et de vos compétences. Soulager votre engin de quelques kilos permet une meilleure pointe de vitesse, mais à vouloir trop tirer la bourre, la panne sèche vous guette. Idem avec les gommes, tendre elles vous permettent d’accrocher l’asphalte dès le départ, mais se détériorent plus vite, surtout si la piste est chaude. Les erreurs se payent cher, comme mordre les bordures et patiner dans le gazon avec la roue arrière qui peut engendrer une perte de contrôle, voire une chute.
Le mode photo m’a permis de prendre quelques clichés souvenirs de cet opus afin de vous les partager.

Dans les stands

Les décors de ce MotoGP 20 sont nets et agréables, les nombreuses animations sont réalistes et reflètent bien l’univers de la compétition malgré une modélisation assez moyenne des pilotes. Valentino Rossi, ou le français Johan Zarco ainsi que son homologue, le rookie Fabio Quartararo ne sont pas tellement à leur avantage. Mais en même temps, nos yeux regardent plus la route que les motards. Pas de météo dynamique dans cet opus, mais toujours le choix entre la qualité et la performance afin de privilégier, ou non un framerate de 60 IPS. Seul bémol pour moi, les sons produits par les bolides trop « lignes en inox ».

En termes de succès, il faudra compter environ une cinquantaine d’heures pour en voir le bout. De la patience et de la maitrise seront indispensables pour débloquer tous les pilotes dans le mode « Historique » ainsi que devenir le champion dans les trois compétitions incluses. La difficulté résidera sans doute au maniement des 500 cc, ces motos deux-temps qui ne possèdent aucun composant électronique.

La licence MotoGP continue donc tour de piste après tour de piste de surprendre. Quelques lacunes dans les sons émis des machines certes, mais une amélioration dans la maniabilité qui est de plus en plus réaliste et une intelligence artificielle qui nous propose de vrais défis à chaque instant. Cet opus se réserve tout de même aux fans de la simulation, donc oubliez les virages à 100 km/h au risque de vous retrouver sous la moto.
Le retour du mode Carrière qui se veut très complet dessine de nouveaux objectifs à réaliser pour les plus férus d’entre nous. Un vrai challenge à réaliser tout comme son mode historique, avec prés de 150 pilotes et motos à débloquer via une monnaie virtuelle in-game.

Points positifs

  • Une IA améliorée
  • Le retour du mode carrière
  • La gestion des consommables
  • Dosage des frein arrière/avant

Points négatifs

  • Les bruits des lignes d’échappement
  • Départ difficile pour les non-initiés
8
Snow Tig3r

Ecrit par : SnowTig3r 87

Chasseur de Succès et rédacteur à temps perdu !

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