F1 2020

Par le dans Tous les tests, 2 en plus

 

F1 2020 est sans doute le titre le plus attendu de l’année par les fans de Formule 1. Cette année, la licence intègre son nouveau mode de jeu « MyTeams » ou « Mon Écurie » en français dans cette édition. Codemasters nous replonge dans les paddocks avec des nouveautés qui sont plutôt intéressantes. Sortie programmée le 10 juillet et en accès anticipé le 7 juillet pour les possesseurs de la Deluxe Edition, il est passé entre mes mains pour vous délivrer un test et vous donnez mon ressenti. Va-t-il réussir le crash-test ou subir le drapeau jaune ? Réponse dans les lignes qui suivent.

Un sentiment d’émerveillement arrivé aux stands

Une fois arrivé au menu principal, on découvre toute une flopée de modes qui ne change pas trop du précédent volet sauf sur un point : l’accès à « Mon Écurie » qui est LA grosse nouveauté de cet opus. Une partie du soft que je vais m’empresser de vous détailler le plus possible, mais avant je voudrais souligner quelques contenus supplémentaires par rapport à la version 2019. F1 2020 accueille le retour de l’écran partagé qui avait disparu depuis plusieurs années. On notera l’arrivée de deux nouvelles pistes ( Zandvoort aux Pays-Bas et Hanoi au Vietnam ) pour un total de 22 circuits. Une meilleure prise en main du jeu avec un gameplay simplifié pour les joueurs amateurs en recherche de sensations fortes sans se prendre la tête dans les réglages ou les aides à la conduite. Pour conclure, les sons moteurs ont complètement été refaits !

Vue drone

Le mode carrière classique comme on le connait bien depuis quelque temps a subi une légère refonte. Toujours faisable sur 10 saisons, mais avec deux principales nouveautés. Premièrement lorsque le fournisseur moteur effectue une amélioration, vous en bénéficiez directement en plus de l’amélioration classique dans l’onglet Recherche et Développement. Dans un second temps, il est possible de précipiter l’upgrade de nos pièces, mais avec un risque élevé que cela échoue. Il est toujours possible de développer les pièces à un rythme normal (donc plus lent) avec un risque plus faible que cela capote. Des contrats s’ajoutent à la carrière, ce qui permet de gagner de l’argent en signant avec certaines écuries. Il en découlera forcément un impact dans la saison si un changement devait se faire.

Votre écurie, vos règles du jeu

Pour revenir au mode « Mon Écurie », la gestion y est vraiment bien poussée. C’est comme une carrière standard en bien mieux, avec de l’intendance approfondie en plus du pilotage. J’ai pu créer mon organisation en étant la onzième équipe dans les paddocks, je suis donc ainsi devenu à la fois le gérant et le pilote de Floxy F1 Team. Dans cette partie, c’est votre écurie, vos règles, vos objectifs. J’ai la possibilité de choisir entre trois types de saisons : 22, 16 ou 10 courses. Tout dépend de la stratégie. Personnellement, j’ai adopté une saison de 10 courses pour pouvoir réaliser ce test. En devenant dirigeant de cette écurie, j’ai eu comme responsabilité la conduite des finances et des infrastructures. Ce rôle incombe notamment de faire évoluer l’écurie et gagner du temps à l’avenir ainsi que trouver et régir les sponsors, et même les renouveler. Pour finir, je surveille le marché des pilotes en vue de recruter un nouveau coéquipier à condition d’en avoir le budget.

Gestion des infrastructures

Entre chaque Grand Prix, il y a la possibilité d’ajouter des activités au calendrier, elles permettent de récolter des ressources financières, gagner en visibilité, améliorer son personnel via divers programmes d’entraînements (musculation, simulateurs virtuels, etc.). Elles sont effectuées de façon automatique une fois programmée. J’ai pu aussi faire des épreuves rétro et/ou des interviews avec la presse entre les Grands Prix, ce sont des activités aléatoires que je pouvais accomplir ou non. Sans oublier le plus important, il faut avoir un œil sur sa monoplace en faisant attention aux pièces d’usures dans les onglets « Véhicule » et « R&D ».

Après une saison effectuée au sein de l’écurie Floxy F1 Team. L’histoire se répète et le but est de continuer le développement de son équipe, car il est assez difficile lors de la première saison de terminer le développement complet de l’écurie ou encore du véhicule.

J’ai trouvé la personnalisation de l’écurie simple, mais efficace que ce soit pour mon pilote ou bien encore pour mon insigne. Pour ce qui de la monoplace c’est là aussi intéressant sans être trop compliqué.

Voici un résumé des modes de jeu disponibles dans ce F1 2020 :

  • Mon écurie comme détaillée ci-dessus, jouable en local sur écran partagé
  • le mode classique avec la Carrière, avec la possibilité de commencer en Formule 2 ou directement en F1
  • le Grand Prix avec des règles personnalisées
  • le Contre-la-montre pour faire ses meilleurs chronos sur les 22 circuits et remporter des Épreuves hebdomadaires
  • le Championnat avec des challenges sur les différentes classes de véhicules

Malheureusement la crise sanitaire est aussi passée par là et a touché l’univers de la F1. Cela a retardé les Grands Prix et donc le développement du soft pour ce qui est des performances et livrées des voitures. Mais ce n’est qu’une question de temps avant que ça ne soit réglé via une mise à jour.

Pour rester dans la tendance, Codemasters a prévu un Battle Pass qui est annoncé à la sortie du jeu sous le nom de Podium Pass. Il est sorti en même temps que la Deluxe Édition avec au programme du contenu exclusif, des défis et des récompenses de jeu. Pour avancer dans le Pass, il faut réaliser des défis (une connexion en ligne est nécessaire). Des challenges qui seront à débloquer pour chaque mode de jeu : Solo/Carrière, Multijoueur/Épreuves hebdomadaires. Mais bien entendu comme dans tout Pass d’un jeu qui se respecte, il y a du contenu gratuit et du contenu payant. Pour avoir accès au Pass VIP il faudra débourser 9000 PitCoin (10 euros environ) qui donnera accès aux défis VIP et la possibilité de débloquer des items, des paires de gants, des combinaisons, des livrées, des poses, des émotes de podium, des emblèmes d’insignes et des PitCoin, de quoi récupérer une partie de la mise ! Le Pass est réinitialisé chaque nouvelle saison, c’est-à-dire tous les deux mois.

Podium Pass

Pour ce qui y est du gameplay, j’ai remarqué une bonne amélioration dans la conduite avec une meilleure prise en main de la monoplace que ce soit à la manette ou au volant, car je joue avec un Logitech G920. L’immersion est donc un peu plus présente, je sens bien que l’engin est plus nerveux et qu’on peut vite sortir de la piste en voulant dépasser les limites de la machine. J’ai surtout constaté que j’avais plus de tenue de route en virage que dans son prédécesseur avec les mêmes aides à la conduite. Un bon point pour moi, peut-être moins bien pour d’autres, je dirais que tout est une question de goût.

 

Même si on a un mélange de performance des véhicules de 2019 et celles de 2020 grâce aux essais hivernaux, les sensations de pilotage sont déjà bien présentes. Ce résultat n’est donc peut-être pas encore assez représentatif, mais ce n’est qu’un petit détail qui sera très vite réglé avec une mise à jour. Malgré cela, on sent bien la différence en matière de grip et de performance entre une Mercedes ou une Haas par exemple, chose que je ne ressentais pas vraiment avant. On peut accélérer bien plus fort et avoir une bien meilleure reprise en sortie de virage entre ces deux véhicules.

Le nouveau mode de conduite ERS change beaucoup en termes de stratégie. Pour rappel l’ERS est un système de récupération d’énergie qui peut générer jusqu’à 160 chevaux supplémentaires, à utiliser soit pour attaquer soit pour se défendre. Pour simplifier, c’est un peu comme une sorte de boost temporaire. Il est intégré au nouveau HUD en bas à droite. Dans ce dernier opus l’ERS a été complètement revu, fini les cinq modes de F1 2019, on passe désormais à trois modes un peu plus simplifiés avec le rechargement de la batterie, un mode normal, une option de dépassement et un support réservé pour les qualifications. Système bien revu et que je trouve bien plus fun qu’avant !

Le multijoueur n’a pas vraiment changé depuis les opus 2018 et 2019 sauf sur deux points, il n’y a plus de niveaux de pilotes. D’un côté c’est une bonne nouvelle, car cela n’apportait rien ou alors juste de voir qui était nouveau sur le jeu. Deuxièmement, le retour de l’écran partagé fait plaisir à la communauté qui demandait cela depuis un moment. On retrouve toujours les modes « Classé » et « Non-Classé ». Le « Classé » est le mode pour ceux qui veulent obtenir un rang tout en respectant au maximum ses adversaires. Moins on a d’accidents et meilleure est notre niveau de sécurité et notre note d’assiduité. Les épreuves hebdomadaires reprennent le même principe que les années précédentes, on se mesure à d’autres adversaires, mais pas en temps réel. Les pilotes sont classés en fonction de leurs chronos.

Pour ce qui de la durée de vie, je l’ai testé sur presque 30 heures en ayant terminé la première saison de « Mon Écurie » et déjà bien entamée la deuxième. Comme dit précédemment, j’avais choisi une saison de 10 courses de 5 tours pour ma première saison pour parcourir le contenu du mode le plus rapidement possible. J’ai aussi fait le mode Carrière classique, mais cette fois en 22 courses avec 25 % de distance donc cela prend plus de temps, j’en suis à la moitié avec environ 5 heures de jeu. Donc si on prend en compte que la partie en solo, on en a au minimum pour trente heures. Car si on part sur une saison de 22 courses en distance de course maximum cela prendra beaucoup plus de temps. Sans compter que le Podium Pass prolonge drastiquement la durée de vie du jeu avec des défis spécifiques pour débloquer de nouveaux items de personnalisation. Donc c’est un très bon point pour les fans de la Formule 1.

Ricciardo dans sa Renault RS20

Pour parler des réalisations, je trouve qu’elles sont plus faciles à obtenir que dans la version 2019. Certaines peuvent prendre quelques heures comme accomplir 50 courses en ligne ou quelques secondes comme utiliser le flashback pour la première fois. Gagner le championnat des Pilotes de F1 peut être plus ou moins long en fonction de la durée de la saison et de la difficulté sélectionnée. J’ai remarqué un succès pas très facile, du moins pour moi n’étant pas le plus fort, c’est de gagner une course en ligne. Avec un peu d’entrainement ou de chance, ça devrait passer. Max Verstappen à son propre défi sur le jeu sous le nom de « l’armée orange » dont l’objectif est de remporter une course sur le nouveau circuit à Zandvoort aux Pays-Bas avec sa monoplace. Sans doute un hommage à son inauguration sur ladite piste.

Dans son ensemble j’ai été conquis par F1 2020 vu le nombre d’heures déjà à mon actif. Il me paraît très prometteur avec une mise à jour Day One ou plus tard pour la mise à niveau des performances et des livrées afin de correspondre aux vrais véhicules. J’ai pris autant de plaisir à piloter à la manette Elite Series 2 qu’au volant. On ressent bien mieux le transfert de masse avec la monoplace dans les virages au volant, mais c’est aussi très pratique de pouvoir jouer à la manette quand on veut juste s’amuser sans se prendre au sérieux.

Dans ce nouvel épisode, les développeurs de Codemasters ont pris des risques, mais ont apporté de la fraîcheur à la licence avec un « Mon écurie » plutôt bien réussie. En effet ce mode peut vite devenir addictif et est très intuitif à tous les niveaux en solo que cela soit dans la gestion ou au niveau du pilotage. On gagne donc encore plus en réalisme et en jouabilité. Crash-test réussi !

Un grand merci à l’éditeur pour nous avoir fourni la version Deluxe Edition Schumacher.

Points positifs

  • Mode Mon Écurie innovant
  • Le retour de l'écran scindé
  • Nouveau mode ERS plus simple et plus fun
  • Meilleur comportement des voitures
  • L'ajout d'un Podium Pass
  • Très bonne durée de vie

Points négatifs

  • Mode Carrière classique qui perd un peu de son intérêt avec le mode Mon Écurie
  • L'IA est mieux mais freine encore trop tôt dans les virages
  • Mutijoueur qui ne prend pas de risque, presque identique à F1 2019 (juste un mode écran partagé en plus)
  • Un mode "Mon écurie" en coopération aurait été le bienvenu
8
Floxygen

Ecrit par : Floxygen

Passionné de JV en tout genre mais plus particulièrement de FPS, TPS et jeu de voitures ! Instagram et Twitter : floxygen_

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