Chivalry 2

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Test Chivalry 2

Présente dans les livres d’histoire, sur nos terres, ainsi qu’à travers le vaste univers vidéoludique, l’époque médiévale a encore tellement de choses à nous apprendre. Revenons quelques pas en arrière, en octobre 2012 pour être précis, lors de l’apparition de Chivalry : Medieval Warfare sur PC. C’était en 2015 pour nos consoles de salon et qu’on se le dise, il a quand même su se placer comme une référence. L’idée de départ semblait complètement folle, mais rien d’impossible pour un chevalier. Un simple mod de Half-life 2 qui a connu un certain succès, preuve en est, les lignes ci-dessous sont dédiées au test de Chivalry 2. Tout comme son prédécesseur, il est développé par Torn Banner Studio et l’édition se fera par Tripwire Interactive, qui remplace, par conséquent, Activision. Jouable depuis le 8 juin 2021, ce deuxième épisode aura-t-il reçu les armes et les troupes nécessaires afin de mener à bien son assaut sur le champ de bataille ?

Visite guidée au Moyen-Age

Dans la lignée du premier, le jeu est entièrement axé sur des parties PvP en ligne. Par conséquent, pas de campagne scénarisée en solo, ce qui pourrait rebuter plus d’une personne à enfiler l’armure et brandir l’épée. Dans Chivalry 2, dès l’entrée dans le vaste monde du multijoueur, vous incarnez l’une des deux factions : les Agathiens, ceux qui servent avec dignité et fierté, vêtus d’un uniforme bleu. Puis les autres, ceux accoutrés de rouge, l’ordre Mason, des rebelles et barbares ayant déserté la ville d’Agatha dans le seul but de les faire sombrer. À la fin du didacticiel, les joueurs seront invités à rejoindre l’un ou l’autre. Cette décision n’a pas vraiment d’importance, ni d’impact sur le long terme, à vrai dire c’est même inutile. L’arsenal est plutôt considérable dans la forme, mais s’affirme avec un gros, très gros déséquilibrage sur le fond. Il propose plus de soixante armes réparties en quatre types de classes principales, chacune contenant un total de douze sous-classes différentes. Les armes vont des épées longues à une main, des haches de combat aux arcs et marteaux de guerre à main lourde. Bien sûr, chacune a ses propres caractéristiques et parade pour affronter l’ennemi. Bien que les plus petites puissent être plus rapides, elles n’infligent pas les dégâts d’une arme plus lourde et encombrante. Je regrette d’ailleurs que l’arc soit aussi peu puissant, affublé d’une visée plutôt délicate. 

Aussi, le jeu se veut un minimum réaliste dans tout ce qu’il entreprend, il n’y a donc pas de magie, de lanceur de sorts ou que sais-je encore…. Cependant, chaque élément trouvé sur le champ de bataille peut servir à rendre l’expérience un peu plus amusante. Il y a toutes sortes de débris que les joueurs peuvent saisir et jeter, en commençant par des têtes et membres coupés, des barils, morceau de pain, ou bien une jolie dinde parfaitement cuite et colorée. Ça ne fera pas énormément de dégâts ni un gros avantage, mais pourra déstabiliser l’ennemi durant moins d’une seconde, tout au plus. Ça ajoute, ni plus, ni moins qu’une belle dose de ridicule dans cet univers d’une telle violence, parfois trop oppressante. Idem pour les diverses railleries et cris de guerre, après réapparition dans l’arène. Tout cela rentre définitivement dans le pays de l’autodérision et d’une caricature assez brève des preux chevaliers. Ils sont même exprimés de manière assez divertissante et amusante. On a là un jeu de bataille médiéval qui peut être joué à la 1ère ou à la 3ème personne. Il ne tente pas pour autant d’être un simulateur de combat historique, mais demande beaucoup plus de timing, d’habileté et de finesse qu’une expérience purement arcade. Anticiper les mouvements de l’adversaire et réagir de manière appropriée nécessitera surement quelques entraînements avant de se prétendre qualifié.

Pour ça, pas d’inquiétude, il offre un mode hors ligne, où l’IA est quelque peu simpliste et peut être abattu sans aucun problème. L’occasion de pouvoir inspecter chaque recoin, et de faire le tour du propriétaire des bâtiments. En dehors de ça, il existe 3 modes de jeu principaux — deux modes d’équipe à 64 ou 40 joueurs et le chacun pour soi. Inutile de préciser à quoi équivaut ce dernier, les deux autres quant à eux offrent un mélange entre des matchs à mort par équipe et des cartes progressives avec des objectifs bien définis. Semblable au mode ruée de Battlefield, ou au mode convoi d’Overwatch, les attaquants étant chargés d’avancer toujours plus loin. Chaque palier atteint fera passer au suivant, culminant vers un combat final épique et sanglant. Les défenseurs doivent simplement survivre au chronomètre et tenir leurs assaillants à distance assez longtemps. Ces objectifs n’ont rien de particulièrement spécial ou révolutionnaire. Par exemple, libérer des prisonniers, siéger le château, pousser le bélier, protéger la salle du trône, voler de l’or…  Le jeu est d’une simplicité sans faille dans son approche, et reste très bien géré à tous les niveaux. La tâche primordiale qui vous est confiée n’est qu’une excuse pour créer un conflit entre les deux camps et ainsi fournir une toile sur fond d’hémoglobine élevée.  

Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu

Sur la technique, je n’ai personnellement rencontré aucun problème. Les environnements sont visuellement impressionnants et les cartes en elles-mêmes sont extrêmement bien conçues, mais les visages humains sont pour le moins décevants… Au point de se croire de retour sur Xbox 360, même si cela n’a pas beaucoup d’importance, car il est presque tout le temps caché par le casque de l’armure. Les animations de combat sont fluides et faciles à prendre en main. Un point fort dans un jeu où il y a des dizaines de combattants, voire plus qui s’entretuent simultanément à mort, avec des flèches qui tombent tout autour, du sang qui gicle de dans toutes les directions, et des tas de corps éparpillés sur le sol. La musique du jeu est convenable, mais trop peu utilisée, la bande sonore est tout de même acceptable dans l’ensemble, notamment quand le fer se croise. 

Venons-en au gameplay, toutes les touches de votre manette seront particulièrement utiles à leurs façons. Pour passer de la 1ère a la 3-ème personne, il faudra se servir deWIN. Quant aux attaques, elles sont divisées en trois types, avec des horizontalesRT, des verticales avec RB et des coups secs en plein milieu de la poitrine avecLB. Toutes les trois ont des versions légères et lourdes, obtenues en maintenant le bouton correspondant enfoncé plus longtemps. Un choix difficile entre se contenter d’une attaque rapide, ou bien de prendre le temps nécessaire pour frapper fort avec de hauts dégâts à la clé. C’est à la fois éprouvant et exaltant dans le feu de l’action. Il sera aussi possible de bloquer avecLT, de donner un coup de pied en avant avec B ou encore de s’autosoigner avecPAD-HAUT. Des touches qui deviendront presque instinctives, et qui vaudront toujours mieux que de foncer tête baissée dans le tas en spammant la même touche. Enfin, pour lancer une arme dans le dos d’un fuyard en manque de vie LB et RB fera parfaitement le travail. 

Pour les succès, ils se comptent au nombre de 41 pour 1000 G. Pour tout dire, c’est loin d’être une mince affaire, ni de tout repos. Ils sont bien là, mais peu vous demanderont des actions spéciales à réaliser comme par exemple : « tuer un ennemi à plus de 100 mètres de distance avec un projectile », « tuer un ennemi brandissant une épée bâtarde, avec une épée bâtarde », ou encore « effectuer 2 éliminations à la suite sans mourir avec moins de 25 points de santé ». Les trois quarts de la liste seront principalement centrés sur votre total de meurtres en multijoueur, mais aussi sur vos victoires comptabilisées suivant votre équipe, ou le lieu. Rien d’impossible, ni de sorcier donc. Mais cela demandera du temps et de la persévérance au compteur, encore plus si la rotation de cartes ne fait pas bien son travail.

En conclusion, Chivalry 2 est une idée de jeu condensée dans sa forme la plus pure. Du combat médiéval qui s’efforce non seulement de recréer la guerre d’antan, mais aussi de la rendre vraiment amusante à jouer. Il est immersif, chaotique, sanglant et hilarant en vous donnant la possibilité de prendre d’assaut des châteaux comme un vrai chevalier d’autrefois, avant de vous prouver que n’importe qui peut vous battre avec un simple morceau de pain. : rire : c’est une expérience incroyable et agréable, avec un arsenal varié et immense, mais qui est malheureusement freinée par le manque de cartes et quelques problèmes d’équilibrages au niveau des personnages, et donc des armes. 

Chivalry 2 a été testé sur plus de 7 heures de jeu. Un grand merci à l’éditeur pour avoir fournie une version presse. 

Points positifs

  • Choix de la 1ère ou 3-ème personne
  • Variétés de l'arsenal
  • Belle dose d'hémoglobine
  • Des combats intenses et fluides
  • Encore une dernière partie...

Points négatifs

  • Peu de cartes
  • Trop de déséquilibre entre chaque classe
  • Des visages bien moches
  • Manque d'un vrai mode solo
8

Ecrit par : Fironewz

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