Balan Wonderworld

Par le dans Tous les tests, 2 en plus

Test Balan Wonderworld

Le créateur et le designer de Sonic aux commandes, Square Enix à l’édition, une annonce lors d’une grosse conférence…. Sur le papier, Balan Wonderworld a de sacrés atouts pour être attirant. Effectivement sa plastique fait très peur, mais son parti pris de jeu rétro/hommage à la plateforme 3D (qui a quasiment disparu aujourd’hui), est séduisant. Et puis les jeux rétros ont généralement une bonne côte auprès d’une certaine catégorie de joueurs, il suffit de voir le carton de la N’Sane Trilogy. Même résultat ici ? Réponse dans quelques lignes. 

Nintendo 64 Plateformer HD 

On ne va pas se mentir, l’histoire dans un jeu de plateforme ça a toujours été secondaire ou prétexte notre jeu du jour ne fait pas exception à la règle. Nos deux avatars malheureux dans leur vie, vont faire connaissance avec l’exubérant Balan, un clown qui a pour objectif de redonner de la joie de vivre à des personnes tristes. Mais pour cela il a besoin de notre aide, car c’est nous qui allons rentrer dans les songes des âmes traumatisés pour trouver leur coeur et leur permettre d’aller de l’avant. Le pitch est mignon et rempli de bienveillance, alors certes on n’atteint jamais le génie d’un Psychonaults, mais le message passe bien. Puis ça fait des justifications faciles pour la dizaine de monde que l’on traversera. 

Niveau gameplay, Balan Wonderworld nous permet d’user de 80 costumes afin d’obtenir moult capacités pour progresser. Par exemple celui de loup permet de casser des blocs en se transformant en tornade, la transformation en araignée permet de grimper les toiles tandis que celui de caméléon permet de se grappiner à certains objets. Forcément avec autant de costumes il y a du bon et du mauvais, par exemple celui de la mante religieuse est très agréable avec sa capacité de jeter des pétales comme des lames, mais on a aussi énormément de costumes aux capacités clonés. Sérieux il y a facilement 5 transformations dédiées aux sauts planés et autant pour ceux ayant des projectiles. L’autre déception vient que toutes ces tenues ont la même jouabilité : un bouton d’action et voilà. Aucun nuancier de saut, de vitesse, d’inertie… Pour un jeu de plate-forme c’est dommage. 

Concernant la progression il faut s’imaginer un plateformer 3D des années 90 qu’on ressortirait aujourd’hui. Pensez Super Mario 64, Gex 3D, Banjo-Kazooie etc… Mais sans grosses ambitions ou grandes originalités. Ici aussi on a un hub, minuscule, qui relie tous les niveaux entre eux, quant aux mondes en question ces derniers sont découpés en deux stages puis un boss, oui comme dans Sonic. Mais dans Balan Wonderworld on a une progression qui mélange les deux inspirations : on peut finir le stage de façon linéaire pour accéder au prochain mais pour débloquer les prochains mondes vous allez devoir farfouiller ces stages à la recherche de statuettes dorés. Il faut croire que les développeurs n’arrivaient pas à choisir entre rendre hommages au jeu 3D linéaire, Crash Bandicoot, ou ceux plus porté sur l’exploration et la collection de collectibles comme Banjo Kazooie. Le résultat est peu convaincant car finir seulement les stages deviendra très vite bloquant (impossible de voir au-delà du monde 6 si on ne fouille pas de fond en comble les premier stages), et revenir récupérer les statues dorées est très vite rébarbatif. 

 Si malgré les défauts cité plus haut, Balan Wonderworld a encore votre sympathie, ne vous laissez pas vous endormir. Le jeu souffre d’énorme problème dans le fond qui le font passer de clone cabossé à projet raté. On va enfin pouvoir aborder le principal problème du soft, et qui se voit comme le nez au milieu de la figure, sa réalisation technique. On parlera de l’aspect artistique plus tard qui peut faire débat, mais sur le pur plan graphique, le jeu fait peine à voir. Les textures, bien qu’en HD, sont très fade, les décors sont décorés du strict minimum. Tout fait vide, on a beau avoir des PNJ qui dansent tout semble faux. Pourquoi ? Difficile à dire… Peut-être parce que les animations semblent appartenir au passé, ou que les environnements clonent sans cesse les mêmes objets… Bref, on a vraiment l’impression d’avoir un vieux jeu, au hasard Sonic Adventure, ressorti comme tel… 

Coincé dans les couloirs du temps 

Et malheureusement ce n’est pas le côté artistique qui va sauver la technique, car si aujourd’hui un les premières aventure 3D de Banjo ou Mario reste agréable à l’œil malgré de vilains polygones, c’est grâce à une certaine cohérence visuelle entre les mondes. Ici c’est très vite la foire au mauvais goût, entre des humains aux proportions étranges, des costumes modélisés grossièrement ou encore l’avalanche de couleurs criardes à l’écran, rien ne sauve la technique dépassée. Après c’est une histoire goût, et certain s’y retrouveront peut-être dans ce déluge d’idées visuelles, mais ici aucune n’a vraiment fait mouche. 

 

Désolé si on a l’impression de tirer sur l’ambulance, mais les problèmes ne s’arrêtent pas là. Si la technique du jeu donne l’impression que le soft vient tout droit de la génération 2000, c’est aussi le cas sructurellementBalan Wonderworld nous prouve que nous resservir comme tel une formule efficace il y a des années ne suffit pas à faire du « bon » rétro. Par exemple ici le confort de jeu est à la rue totale, tous ces petits détails infimes qui mis bout à bout font la différence entre un mauvais et un bon jeu. Par exemple le swicth de costume est très mal fichu, on peut en stocker maximum trois et quand on veut récupérer un nouveau c’est le troisième de la sélection qui s’en va. Donc par moment on se retrouve à changer deux fois de costume devant une transformation pour pouvoir enlever celle qu’on ne veut plus. Si on combine ça aux quelques secondes que chaque changement prend, tout cela devient vite un calvaire. Saupoudrez ceci de règle de gameplay arbitraire comme : la moitié des costumes ne peuvent sauter, nous bloquant bêtement pour un saut si on a le malheur de pas avoir un costume qui peut faire un simple bond. 

Pas de miracle au niveau du level-design, ce dernier est sans génie et aucun niveau ne se démarque des autres par un idée différente. Tous sont des couloirs, un peu ouvert, où l’on collectera des bidules qui brillent pour progresser. Au bout de la moitié des mondes, on a l’impression d’avoir tout vu, jamais le jeu nous surprendra par un costume, une idée de plateforme etc… Du coup le soft possède un rythme pesant, on est forcé de revenir encore dans des niveaux tristes pour collecter une dernière statuette dorée afin de voir de nouveau monde, qui seront aussi fade. Bref, on a vraiment l’impression de relancer un jeu médiocre d’il y a plus de 20 ans, et le tout est facturé 60€. Aïe. 

Pour ce qui est des succèsBalan Wonderworld est très exigeant vu qu’il vous demandera de TOUT récupérer : en l’occurrence, toutes les statuettes dorées, tous les costumes ou encore de compléter tous les défis secrets. De quoi aisément doublé une durée de vie déjà bien solide, comptez une quinzaine d’heures pour voir le générique de fin et le post-game. 

S’il fallait étiqueter Balan Wonderworld au milieu des dizaines de jeux rétros qui sortent chaque année, on le mettrait dans la case : projet opportuniste. Ce n’est pas en mettant sur le devant de la scène deux noms clinquant et en « ressuscitant » une façon de faire la plateforme 3D que l’on fait un bon jeu. En voulant absolument être un hommage aux aventures de l’ère Saturn/Playsation/Nintendo64, le soft n’arrive à aucun moment à trouver son identité et nous contente de ressortir telle quelle une production que l’on pourrait trouver à la fin des années 1990. Sauf que contrairement à un Crash Bandicoot 4 ici la technique est restée figé au siècle dernier, ou à un Yooka-Laylee on vous facture le tout 60€. Difficile donc de vous conseiller Balan Wonderworld, et si vous êtes nostalgiques de ce genre de soft, on vous conseillera tout simplement de relancer vos vieux jeux poussiéreux, bien meilleurs même aujourd’hui.    

Le jeu a été testé en deux grosses après-midi, de quoi voir deux tiers des niveaux. Merci à l’éditeur pour la version fourni.  

Points positifs

  • Quelques transformations sympa
  • Un message de fond sincère
  • De quoi faire si vous voulez tout voir ( 15-20 heures )

Points négatifs

  • C'est très vilain
  • Et artistiquement c'est guère mieux
  • Rythme amorphe, le jeu ne décolle jamais
  • Tout les costumes ne peuvent pas sauter
  • Un level-desing triste
  • Le roulement des costumes est mal fichu
  • Progression laborieux à la moitié du jeu
  • Trop de doublon dans les costumes
  • Un prix de lancement trop élevé ( 60€ ?! )
3
Atome

Ecrit par : AtomTimmy

Soyez le premier à donner votre avis !

Laisser un commentaire

SuccesOne.fr is an unofficial Xbox LIVE Service, it is in no way endorsed or affiliated to the Microsoft Corporation, Xbox, Xbox LIVE and any Xbox images are registered trademarks of their respected owners.
Politique de confidentialité

Derniers Tests

Actualités

Dernières Astuces