AO Tennis 2

Par le dans Tous les tests, 3 en plus

Test AO Tennis 2

À quelques jours du début du 1er grand chelem de tennis de l’année en Australie, Bigben choisit très bien son timing pour sortir sur nos étals sa nouvelle simulation de tennis. Le genre étant quelque peu délaissé ces dernières années, les fous de la balle jaune n’ont pas grand-chose pour assouvir leur dépendance et AO Tennis 2 débarque à point nommé mais sans grande concurrence. Après un premier jeu qu’on affublait du qualitatif « médiocre » à sa sortie, les développeurs ont fait évoluer leur formule via des mises à jour régulières pour le tirer vers un niveau plus acceptable. On espère que ce second set part sur de meilleures bases et qu’il bénéficiera du même suivi.

Ma plus grande qualité, c’est que je n’ai aucun défaut.

On attend les simulations de sport sur deux éléments absolument non négociables : la qualité du gameplay et la quantité de licences lui permettant de modéliser les athlètes et les équipes les plus nombreuses possibles. Avant de parler de gameplay, AO Tennis 2 se montre assez chiche avec le deuxième ingrédient. Peu de joueurs connus sont modélisés pour un ensemble de 14 hommes et 11 femmes (on peut se demander pourquoi l’équité n’est pas assurée) et on dénote l’absence de certains ténors de la raquette comme Federer et Djokovic. Le jeu pêche d’emblée avec cette pauvreté de licences car au-delà des joueurs.ses, les terrains sont également très limités. On ne peut s’empêcher de remercier le studio BigAnt de laisser les mains libres à la communauté avec le mode Académie qui permettra de combler les vides et proposer des joueurs et complexes sportifs en complément de ce roster famélique. Côté arbitres, il n’y en a que 2 (un homme et une femme) donc habituez vous à les voir à chaque match (ils bossent dur).

Place au mode Carrière, après avoir plus ou moins réussi à créer un Pete Sampras qu’on est le seul à trouver ressemblant ou en choisissant l’un ou l’une des joueuses proposées. On est dirigé sur une interface, sur laquelle on dispose d’un petit pécule mais aucune directive sur ce qu’il faut en faire. Peut-être acheter des points de compétences pour équilibrer son personnage et soigner ce revers si vilain ? Dans cette évolution de compétences, mieux vaut-il tout dépenser d’un coup ou garder quelques deniers pour plus tard ? On manque cruellement d’informations sur les modalités liées à cet argent mais au final on dépense tout. Une fois enhardi, la carrière que l’on démarre se déroule comme un calendrier ATP, à savoir la possibilité de choisir chaque semaine ce que l’on souhaite faire comme enchaîner les tournois mineurs ou améliorer son joueur/sa joueuse à travers des entraînements spécialisés (service plat, slicé, lifté ou coup droit, revers, lob par exemple), voire tout simplement se reposer pour éviter les blessures et dépenser en grosses fêtes cet argent – l’une de ces propositions est fausse. Notez bien que les déplacements vous font accumuler de la fatigue selon leur distance donc il faudra penser à se rapprocher le plus possible du futur Grand Chelem qui pourrait vous intéresser en amont. Comme dans « la vraie vie », vous subirez des conférences de presse aux questions rapidement répétitives.

Au tennis, à la fin d’une journée, on sait si on est un gagnant ou un perdant.

Les options en match sont assez classiques, avec cependant la possibilité appréciable de changer de niveau en cours de match si l’opposant nous met une rouste sans précédent. Les plus prétentieux diront qu’ils ne changent que quand l’adversaire est trop faible mais on sait tous ce qu’il en est vraiment. Si vous en avez plein les bottes mais voulez avancer vite sur un tournoi, il est aussi possible de simuler un match, même la finale. Attention à ne pas se planter car on gagne du temps mais rien ne garantit une victoire et la sauvegarde est automatique. Autre option sympa: la possibilité de changer le nombre de sets pour allonger ou raccourcir certains événements. À l’instar de ce que propose NBA 2K20 (et ses prédécesseurs), AO Tennis 2 permet de mettre un match en pause et de le quitter pour le reprendre un autre jour, la sauvegarde ayant lieu à chaque point, contrairement à Tennis World Tour où il fallait finir un match de 45 minutes en une traite. Autre avantage sur le concurrent sus-cité, la présence du Hawk Eye qui se déclenche avec LT+RT, dommage par ailleurs que la traduction soit aberrante .

Petit point sur la technique avant d’entrer dans le vif du gameplay. Premièrement, je trouve les temps de chargement assez longs au lancement d’un match (43 secondes au chrono tout de même). Deuxièmement, les sons des joueurs ou les bruitages comme les raquettes qui frappent la balle sont assez réalistes. Enfin graphiquement, comme vous pouvez le constater sur les captures qui ornent joliment ce test, c’est bien mais pas top. J’ai subi par moments quelques inexplicables traits noirs en diagonale, pas dérangeant en match cependant. Le public est animé avec le strict minimum, c’est-à-dire qu’il est présent et qu’ils exécutent tous la même animation au même moment, comme avec ce croisement de jambes synchronisé. Il est composé de personnages tous habillés de la même manière et n’ont pas vraiment d’émotion logique à part les applaudissements en fin de match.

J’ai prouvé que les petits pouvaient battre les grands.

Enfin, voyons voir ce qui se passe au cœur de cette petite balle jaune qu’on s’évertue à se renvoyer le plus fort possible. AO Tennis 2 est une simulation très poussée, avec gestion des déplacements hyper réaliste. Dommage que les développeurs n’aient pas été au bout en intégrant les mimiques « iconiques » des plus célèbres membres du circuit comme Nadal ou en animant davantage les ramasseurs de balle, très statiques. Par ailleurs, l’absence de gestion de la météo est un peu dommageable, un match interrompu par la pluie (avec la gestion de la fatigue que ça engendre) ou des balles légèrement déviées par le vent auraient été des nouveautés très appréciables.

Pour mon ressenti dès le premier match, je constate que ça ne va pas être du gâteau. La prise en main est assez compliquée pour un débutant – qui comme moi n’a pas joué au premier. Il faut simultanément garder un œil sur la jauge de timing au-dessus de notre avatar et visualiser avec l’autre le point de chute dans la partie adverse du terrain. L’exercice est particulièrement difficile et demande un temps d’adaptation assez important. Heureusement, le mode débutant existe (vous vous rappelez, l’option pour changer le niveau en cours de match?) car il permet de ne rater aucun timing sur les frappes et de ne jamais sortir la balle du terrain. Si comme moi vous n’avez pas tâté le premier, un passage par le didacticiel est donc obligatoire.

Le tennis, c’est plus qu’un sport. C’est un art, au même titre que la danse.

Au fil des tournois, on prend l’habitude de ne plus regarder fixement la jauge de timing et on le fait au feeling suivant la vitesse de la balle envoyée par notre adversaire ainsi que la position de la balle par rapport à notre joueur ou joueuse. Malgré des débuts difficiles, le jeu devient alors addictif et il devient jouissif de mettre une balle à une vitesse folle avec un timing parfait sur la ligne de fond de court. Une fois le système pris en main, les sensations sont bonnes et réalistes. Les balles avec effet ou les lobs sont un peu plus compliqués à appréhender, on dirait des coup-francs de Roberto Carlos avec des trajectoires imprévisibles. Pour ceux qui ne voient pas de qui je parle, c’est une honte et vous devriez rapidement combler ce défaut en ingurgitant toutes les vidéos que vous trouverez. Un bémol tout de même avec le jeu au filet, qui lui semble peu réaliste en raison d’une accélération perturbante.

Le jeu dispose d’un mode en ligne pour se frotter à des adversaires humains. Il est parfaitement jouable malgré de petites latences par moments. On se rend vite compte que nos opposants misent tout sur le service car il est assez difficile à retourner quand la balle touche les angles du carré de service. Pour donner un ordre d’idée, j’ai pu trouver un adversaire pour un match rapide vers 21h30 mais vers 20h, après 5 minutes d’attente, je retournais à l’accueil par manque de joueurs. Terminons sur notre aspect préféré d’un jeu : ses succès. Il y en 32 à déverrouiller pour 1000G. Malheureusement pour les non bilingues comme moi, ils sont en anglais. Ils n’ont pas l’air bien compliqués en mode Solo et nous ne manquerons pas de partager les astuces dès qu’on les aura obtenus. Il n’y a qu’un seul succès en ligne très facile à obtenir puisqu’il suffit de jouer 5 parties.

Au final, AO Tennis 2 est pour ma part une bonne surprise. Le manque de licence est quand même incroyable mais la participation de la communauté permet d’avoir un jeu assez complet. La carrière est agréable et l’aspect simulation est vraiment addictive quand on fini par y arriver. Il y a encore pas mal de boulot pour arriver à combler les attentes des joueurs mais il me semble que le principal est présent. Juste dommage de ne pas sortir un jeu complet et terminé pour attendre que la communauté comble les manques.

Jeu testé sur une version presse fournie par l’éditeur. Un grand merci.

 

Points positifs

  • Mode carrière complet
  • Très bonne sensation en match
  • Outils de créations au top
  • Modélisation du petit Roster

Points négatifs

  • Graphisme et animation trop juste
  • Absence de beaucoup trop de licences
  • Temps de chargement interminable
  • Jeu au filet et trajectoire de certaines balles incompréhensible
  • Des menus complexe
6
SO Benji94400

Ecrit par : SO Benji94400

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