Le jeu du placard vous présente : Castlevania Lords of Shadow

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Aujourd’hui dans votre rubrique nous allons parler d’une licence autrefois légendaire désormais aux oubliettes : Castlevania. Avant de commencer à en parler en profondeur de Castlevania : LoS, il est important de revenir sur la genèse de ce jeu. Mercury Steam développe un jeu d’action-aventure nommé Lords of Shadow, Hideo Kojima à la chance de voir le projet et est impressionné par celui-ci. Il propose alors à Konami de prendre le projet à ses frais et de lui assigner le nom de Castlevania. Avec ces explications on comprend vite pourquoi ce LoS est si différent des épisodes d’antan, est-ce un mal pour autant ? Absolument pas !

Comme héros les développeurs ont décidé de prendre Gabriel Belmont dont la quête sera de ressusciter sa femme Marie morte dans d’étranges circonstances. Plutôt bien écrit et garni de personnages secondaires intéressants, le scénario de cet épisode est réussi, même s’il montre quelques faiblesses de narration et de réels liens avec la saga, l’incroyable dénouement final essaye de faire en sorte que le wagon Lord of Shadow soit bien accroché avec le train Castlevania.

 

Le jeu se joue comme un beat’em all, plus proche d’un God of War que d’un Devil May Cry. Cependant Gabriel ne possède qu’une seule arme : une chaîne. Cette dernière possède deux types d’attaques : une légère et une seconde rapide, mais au champ d’action limité et une autre bien plus forte et ample, mais forcément plus lente. Évidemment comme dans n’importe quel BTA qui se respecte, il sera possible de faire des combos de plus en plus puissants et techniques au fil du jeu. Gabriel dispose aussi d’une défense avec un bouton de tranche qui utilisé au bon moment, permet d’effectuer un brise-garde pour ainsi enchaîner au bon moment, sans que l’adversaire puisse répliquer. Cependant des attaques ennemies sont imparables et alors l’esquive devra être privilégiée. Avec le bouton B, Gabriel peut utiliser divers objets : eau bénite, dague, fée ou encore un cristal à reconstituer pour déclencher une super attaque. Ajoutez à cela, la saisie des petits ennemis et la possibilité de chevaucher des montures comme une araignée géante ou un troll et vous obtenez le système de combat de Lords of Shadow.

À ce classicisme, viennent s’ajouter quelques subtilités. Notre héros peut utiliser deux magies : celle de la lumière et de l’ombre. La lumière régénère la barre de santé lorsque l’on martèle les ennemies de coups, celle de l’ombre quant à elle, augmente considérablement la puissance des coups. La magie sert à améliorer nos combos et donne accès à de nouveaux enchaînements et améliore les objets, par exemple l’eau bénite combinée à la magie de lumière permet à Gabriel d’avoir un champ de force, un bouclier autour de lui. La magie s’acquiert grâce à des orbes que l’on obtient en réussissant de gros enchaînements sans subir de dégâts sur un ennemi ou soit via des statues régénérant toute votre magie éparpillée sur la route. Après pour choisir si ces orbes sont utilisés pour la magie d’ombre ou de lumière, il suffit d’appuyer sur le stick gauche ou le droit.

Autre qualité du soft, sa mise mise en scène. Là aussi le jeu s’inspire grandement de God of War dans sa mise en scène à grands coups de QTE pour achever les boss et ennemis imposants, mais on ne peut pas reprocher au jeu de mal le faire, loin de là. Chaque combat de boss est un véritable plaisir, la difficulté est parfaitement calibrée, aucun d’entre eux n’est recyclé et surtout la mise en scène des combats est au rendez-vous. Notamment contre les ennemis géants du jeu, tout droit tiré de Shadow of the Colossus, ces combats font partie des plus grands moments du jeu.

À ce côté beat’em all vient s’ajouter une partie plate-forme assez importante, entre deux ou trois combats, Gabriel escaladera la muraille d’un château ou grimpera sur le flanc d’une montagne. Ces phases de jeu ne sont pas très originales ni révolutionnaires, mais restent cependant très jouables, agréables à parcourir et surtout très contemplatives : la caméra ( fixe ) fait de magnifiques travellings et trouve des angles parfaits pour admirer les splendides décors du jeu. Et là on touche à un gros point fort de ce Castlevania : sa réalisation et ses choix artistiques. Sur le plan technique pur LoS est une réussite que ce soit dans la modélisation des héros, du bestiaire qui lui aussi est très varié, ou des décors. Les combats du jeu sont blindés d’effets graphiques en tout genre et on aime les gros ralentis à la fin des vagues ennemis ou pendant les finish moves des gros combats. La seule faiblesse technique du jeu est son framerate. Bloqué à 30 fps en temps normal, il n’est pas rare que les taux chutent pendant les phases de combats de boss, aïe. Quant à la direction artistique du jeu, elle frôle la perfection. Le jeu propose un nombre d’environnements impressionnants, rares sont les BTA à faire autant voyager. Entre les marécages du prologue, les forêts de fées, les montagnes enneigées, le village et des destinations plus fantastiques tout droit tiré d’un Monde de Narnia ou du Seigneur des Anneaux qui seraient honteux de spoiler.

La partie musicale du jeu est aussi d’un grand niveau, que ce soit le thème principal absolument magnifique ou toutes les autres compositions qui sont en grande partie du même niveau. Les thèmes du jeu sont toujours en parfait accord avec les environnements ou les situations, tantôt épiques pour les affrontements de boss ou contemplatives et discrètes pour les phases de plate-forme et les énigmes. Du grand art. Bouclé en 15 heures de jeu, Lords of Shadow est un jeu audacieux qui a osé renouveler sa licence, dommage qu’après ce coup de maître et une suite contestée, Castlevania soit de nouveau tombé dans l’oubli.

En termes de succès, le jeu est assez retord. On vous demandera de finir le jeu dans sa difficulté maximale, ou encore de finir toutes les épreuves ( très difficiles ) de chaque chapitre. Catstlevnia Lords of Shadow est disponible pour 19.99 € sur le marché, un prix tout à fait honorable pour un jeu de cette qualité. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau jeu du placard, d’ici là, bon jeu à vous.

Atome

Ecrit par : AtomTimmy

2 Commentaires :

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  1. Yohann Drieux

    Une vrai perle ce jeu et une licence incroyable celui-là je l’ai poncer à 100 % dlc compris qui contribue énormément à l’histoire de comment Gabriel est devenu vampire et surtout n’oubliez pas le 2ème ainsi que miror or fate

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